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Metabolisme

 
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Métabolisme territorial et "cellules souches"


Le métabolisme territorial, c'est une façon de considérer un territoire comme s'il s'agissait d'un organisme vivant des échanges internes et externes avec son environnement. Le modèle du vivant apporte la représentation d'interactions complexes, dynamiques plus ou moins prévisibles, dépendant de la bonne volonté de ses composantes de base, cellules ou micro-organismes.

Ainsi, dans le monde du vivant, certaines bactéries sont capables de se regrouper et de fusionner en cas de tension externe majeure (par exemple désertification). Ceci leur permet de réduire leurs besoins collectifs (une seule membrane externe, moins d’échanges avec le milieu, moindres besoins d’énergie et de nutriments). Elles peuvent ainsi traverser des milliers, voire des millions d’années. Elles se réactivent (et reprennent leur individualité) dès que les conditions externes s’améliorent. Ces cellules souches sont ainsi capables de réguler leur métabolisme pour s’adapter aux conditions externes.

Poussant cette analogie, l'objectif est de concentrer le germe de la vie et de l’histoire d'un territoire dans des « cellules souches » du développement durable, composées d'expériences, de savoirs et de méthodes codifiés pour permettre l'appropriation par d'autres territoires et le mélange avec leur propre génome dans un but de développement durable à l’échelle de la planète. Ces « cellules souches » du développement durable sont inactives tant que l'environnement n'est pas porteur, mais elles peuvent s'activer très rapidement si les conditions sont réunies : contexte politique porteur, tensions sur les ressources, catastrophe naturelle, pression des ONG ou de la société civile...

Ce modèle pourrait guider nos modes d'organisation et nos modes d'action vers un schéma organique qui a prouvé sa durabilité. Le principe des cellules souches permet, en cas de crise du système dominant, d'ajuster le métabolisme de leurs territoires pour résister et survivre sans dépendre de ressources externes incertaines, ce qui suppose de connaître leur environnement proche et de s’y intégrer de manière organique.

Ces réflexes de survie ne doivent pas être confondus avec l’autarcie, qui caractérise des communautés refermées sur elles-mêmes, sans volonté d’échange avec l’extérieur. Les territoires et cellules souches considérés ici fonctionnent en réseaux apprenants, et collaborent avec d’autres territoires bénéficiant d’un mécanisme similaire de cellule souche (solution « locale »), afin de mutualiser les connaissances et multiplier les chances de survie d’ensemble à long terme (solution « globale »).

Page modifiée dernièrement le Jeudi 06 Mars, 2008 [14:37:22 UTC]

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