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Apprendre

 
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Apprendre à apprendre


Apprendre vient du latin apprehendere "prendre, saisir, attraper".
La question qui vient immédiatement après c'est "qu'est-ce que la connaissance ?"

Qu'est-ce que la connaissance ?

A Angenius, nous considérons que la connaissance, à la différence de l'information, c'est quand quelqu'un arrive à se servir d'une information et à la traduire dans sa carte mentale. Cette information est stockée dans un endroit du cerveau où l'esprit sait aller la chercher pour l'utiliser, il y a un contexte et un sens personnel ajouté à cette information (les neurones connectent et font "la ola" quand cette information est appelée).

Une information qui n'est pas répertoriée, qualifiée, tombe vite dans l'oubli et la mémoire l'efface (les neurones ne se branchent pas). Une information non utilisée est ainsi perdue. Il y a une écologie de l'information de fait.

Et apprendre ?

Pour nous, cela signifie qu'on ne peut apprendre quelque chose que de manière concrète, par la pratique ou l'usage. Ainsi, apprendre et se constituer une base de connaissance est nécessairement un exercice personnel, qu'on ne peut déléguer : je ne peux pas apprendre quelque chose pour toi, à ta place, tu es obligé de faire l'effort pour apprendre toi-même.
A Angenius, nous attachons ainsi une importance particulière à ce que les personnes, puis le collectif, apprennent à apprendre dans le domaine des modes de vie durables. Nos modes de vie nous concernent chacun personnellement, nous sommes les meilleurs experts, par l'usage, pour définir comment nous voulons vivre aujourd'hui et demain.

Cela signifie notamment qu'il faut savoir tirer les leçons de l'expérience en cours : comprendre le contexte, ce qui a marché, pas marché et pourquoi, en tirer les leçons pour pouvoir "rectifier le tir". C'est la méthode appliquée dans les logiciels avec les versions 1.2, 1.1 ... 1.9 avant de passer à la version 2.0 etc. C'est comme cela que nous avons compris et analysé Bedzed, que nous avons entrepris de "répliquer" auprès des collectivités souhaitant s'en inspirer pour créer des Quartiers durables.

La valeur de l'échec ... c'est l'évolution !

Nous pensons même qu'on apprend plus de ses échecs que de ses succès... En effet, un échec oblige à regarder, comprendre pourquoi ça n'a pas marché. Alors qu'un succès peut donner le sentiment, parfois trompeur, qu'on maîtrise bien tout. Comme les choses évoluent sans cesse, et que le durable est complexe, ce qui importe c'est de pouvoir se remettre en cause, de construire en permanence sur ce qui existe sans pour autant l'ignorer ou l'occulter.

Si on regarde de près, c'est exactement comme ça que marche un Wiki (site internet collaboratif, comme cet espace ci). On ajoute des pages qui s'enrichissent des pages existantes. L'évolution se fait de manière organique, sans obstruction par des gens qui voudraient garder le pouvoir et imposer leur page en haut des autres. Et c'est comme ça que le durable devrait se déployer : en partant de l'héritage (humain, naturel, culturel, historique...) et en s'adaptant aux évolutions du contexte,d e manière libre et sans entrave.

Tal Ben Shahar, professeur à Harvard et spécialiste du bonheur (eh oui, ça existe !! et son cours fait un "carton" au point qu'il donne des séminaires même en France) disait : "learn to fail, or fail to learn", ce qui signifie "apprenez de vos échecs, ou échouez à apprendre".

C'est aussi, tout simplement, ce que professaient Socrate et Aristote...


Page modifiée dernièrement le Jeudi 06 Mars, 2008 [15:47:04 UTC]

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